Quelques raisons, liste non exhaustive, ordre non préférentiel, quelques non dits, les bonnes choses cachent toujours des choses qu'il vaut mieux taire.
Les gens, la facilité avec laquelle ils s'intéressent à toi, à ce que tu es, la manière dont ils posent des questions, la manière dont ils veulent tout savoir de l'autre, depuis comment il vit, avec qui il vit, où il vit, pourquoi il est venu ici. Que ce soit des étudiants, des gens rencontrés pendant des soirées, des serveurs qu'on revoit trois quatre fois, tous veulent savoir qui tu es, et ne se sentent pas genés de te le demander.
Ici quand tu es gros tu es "gordo" (gros), quand tu es blond tu "mono" (blond), quand tu es maigre tu es "flaco" (maigre), tu es ce que tu apparais. Et l'apparence.... Après cinq mois en Inde pendant lesquels quelle que soit la manière dont tu vis ta vie, tu seras quelque chose de bizarre, ici, l'apparence est primordiale.
Les petits noms, "princesa", "mi vida", "amorcito", de la vendeuse aux profs, tous ont un petit mot pour tout le monde. Et c'est normal, et non ce n'est pas de la drague (pas tout le temps du moins) et non ce n'est pas non plus une agression sexuelle cachée. On te regarde, on t'appelle par ton petit nom, et on est content de te voir.
Les profs, qu'ils aient 26 ou 52 ans, qui te racontent leur vie en détails, parce que tu leur as posé une question purement académique, ils te répondent par "Tu sais moi avec ma copine, depuis qu'on habite ensemble... " ou "C'est l'anniversaire de mon mari ce week-end et... " et tout le monde trouve ça normal. Et tout le monde sait quand s'arrête la relation prof-élève, pour que commence la relation personne-personne. Je ne saisis toujours pas le moment, je suis toujours surprise qu'un de mes profs avec lequel j'ai discuté mémoire et master, me demande "Et toi, tu as un petit ami? Non parce que ma copine............" Comprends pas...
Les relations de couple. Incompréhensible. Ici une ou un officiel et quelques officieux... Normal. Culture latine? Regaeton? Je saisis pas.
Le mélange. J'ai discuté avec des colombiens qui ont voyagé en Amérique latine et qui m'ont prendre conscience d'une chose: la Colombie est diverse. Ici il est normal de croiser une blonde avec des traits très marqués d'indigène, ou un noir avec les yeux bleus, ou un asiatique métissé, ou tous les mélanges que la planète comprend. Même si il y a une grande proportion de bruns avec les yeux noirs. La diversité ici, elle est partout, même si il est plus facile d'avoir le look indo-européen.
Les transports!! Les busetas. J'avoue j'ai bien du mettre un mois avant d'oser tendre le bras vers un de ces engins diaboliques. Le système de transport à Bogota est merdique, c'est pas moi qui le dis, c'est tout le monde. Et quand tout le monde le dit tous les jours, ça fait beaucoup. Busetas, van avec un panneau indiquant au minimum dix directions placé sur le pare brise, un chauffeur fou, il faut être fou pour conduire dans ce pays, 1200 pesos (40 centimes d'euros), soit un billet de mille et une pièce de 200, ou quand j'ai pas de bol un billet de 2000, mais là c'est chiant parce qu'il faut récupérer pleins de pièces... Personne n'aime ça, moi non plus, aujourd'hui je me suis même surprise à recompter. Pour monter: on tend le bras, on saute à l'intérieur; pour descendre, on dit "aca por fa' senor" et on saute avant que la buseta ne reparte. Je n'ai pas encore réussi à avoir d'accident. (Ironie)
Le service. Ma dentiste m'a appelée deux fois par jour pendant trois jours pour savoir si j'allais mieux. D'accord c'était de sa faute. Mon visage enflé du côté droit, c'était de sa faute. Mon visage à peu près énorme comme... énorme quoi, c'était sa faute. MAIS, rien ne l'obligeait à me donner son numéro personnel, à me dire, tu m'appelles à n'importe quelle heure, et voyant que je ne l'appelais pas, s'inquiéter pour mon cas et m'appeler un jeudi, vendredi, samedi, matin et soir, pour vérifier si je me portais bien. Le service aussi ici c'est quelque chose d'incroyable, il existe un système de livraison à domicile de tout, à n'importe quelle heure. Le tout je suis pas toujours d'accord, style les médicaments, mais en voyant le prix d'un docteur ici, on a envie de se mettre à l'automédication, et le n'importe quelle heure je suis encore moins d'accord, mais personne ne semble trop s'inquiéter des conditions de travail des colombiens. Donc bon... Si l'envie me prend (j'en doute) de vouloir manger de la glace, empanadas avec trois bières à 4h du matin un samedi, je peux, il y a le "Correo de la noche" pour m'apporter ça à la maison.
Être française ici, parce qu'après 6 mois quand on te demande "Où est ce que tu as appris l'espagnol" et que tu réponds "Ici", tout le monde te regarde comme si tu étais belle, forte, intelligente, parfaite. Et ça fait du bien...
Les possibilités, parce que je suis française justement, que je fais des études supérieures qui ne me valent pas si cher en France en comparaison à ici, et que si je reviens pour travailler, j'aurais des tonnes d'opportunités parce que je parle français, anglais et espagnol. Parce qu'ici la moyenne d'age des dirigeants politiques, économiques, sociales est de 30 ans, et qu'après 30 ans il reste toute la vie, pour ne plus être élite et être tranquille.
Finalement tout ça, c'est la vision un peu passionnée d'une européenne dans un pays encore en voie de développement, dans lequel couve un conflit interne. Une européenne qui vient d'un pays dit "des droits de l'homme", dont la culture est aimée partout en Colombie. Une personne qui a les moyens de vivre au dessus des moyens de la plupart des gens qui vivent ici.
J'espère quand même ne pas passer à côté de ce que je veux voir ici.
Ooooh promis la prochaine fois je vous montre comment c'est chez moi.
P.S: Les choses à taire: je vis avec un alcoolique et une nymphomane.......................
Ici quand tu es gros tu es "gordo" (gros), quand tu es blond tu "mono" (blond), quand tu es maigre tu es "flaco" (maigre), tu es ce que tu apparais. Et l'apparence.... Après cinq mois en Inde pendant lesquels quelle que soit la manière dont tu vis ta vie, tu seras quelque chose de bizarre, ici, l'apparence est primordiale.
Les petits noms, "princesa", "mi vida", "amorcito", de la vendeuse aux profs, tous ont un petit mot pour tout le monde. Et c'est normal, et non ce n'est pas de la drague (pas tout le temps du moins) et non ce n'est pas non plus une agression sexuelle cachée. On te regarde, on t'appelle par ton petit nom, et on est content de te voir.
Les profs, qu'ils aient 26 ou 52 ans, qui te racontent leur vie en détails, parce que tu leur as posé une question purement académique, ils te répondent par "Tu sais moi avec ma copine, depuis qu'on habite ensemble... " ou "C'est l'anniversaire de mon mari ce week-end et... " et tout le monde trouve ça normal. Et tout le monde sait quand s'arrête la relation prof-élève, pour que commence la relation personne-personne. Je ne saisis toujours pas le moment, je suis toujours surprise qu'un de mes profs avec lequel j'ai discuté mémoire et master, me demande "Et toi, tu as un petit ami? Non parce que ma copine............" Comprends pas...
Les relations de couple. Incompréhensible. Ici une ou un officiel et quelques officieux... Normal. Culture latine? Regaeton? Je saisis pas.
Le mélange. J'ai discuté avec des colombiens qui ont voyagé en Amérique latine et qui m'ont prendre conscience d'une chose: la Colombie est diverse. Ici il est normal de croiser une blonde avec des traits très marqués d'indigène, ou un noir avec les yeux bleus, ou un asiatique métissé, ou tous les mélanges que la planète comprend. Même si il y a une grande proportion de bruns avec les yeux noirs. La diversité ici, elle est partout, même si il est plus facile d'avoir le look indo-européen.
Les transports!! Les busetas. J'avoue j'ai bien du mettre un mois avant d'oser tendre le bras vers un de ces engins diaboliques. Le système de transport à Bogota est merdique, c'est pas moi qui le dis, c'est tout le monde. Et quand tout le monde le dit tous les jours, ça fait beaucoup. Busetas, van avec un panneau indiquant au minimum dix directions placé sur le pare brise, un chauffeur fou, il faut être fou pour conduire dans ce pays, 1200 pesos (40 centimes d'euros), soit un billet de mille et une pièce de 200, ou quand j'ai pas de bol un billet de 2000, mais là c'est chiant parce qu'il faut récupérer pleins de pièces... Personne n'aime ça, moi non plus, aujourd'hui je me suis même surprise à recompter. Pour monter: on tend le bras, on saute à l'intérieur; pour descendre, on dit "aca por fa' senor" et on saute avant que la buseta ne reparte. Je n'ai pas encore réussi à avoir d'accident. (Ironie)
Le service. Ma dentiste m'a appelée deux fois par jour pendant trois jours pour savoir si j'allais mieux. D'accord c'était de sa faute. Mon visage enflé du côté droit, c'était de sa faute. Mon visage à peu près énorme comme... énorme quoi, c'était sa faute. MAIS, rien ne l'obligeait à me donner son numéro personnel, à me dire, tu m'appelles à n'importe quelle heure, et voyant que je ne l'appelais pas, s'inquiéter pour mon cas et m'appeler un jeudi, vendredi, samedi, matin et soir, pour vérifier si je me portais bien. Le service aussi ici c'est quelque chose d'incroyable, il existe un système de livraison à domicile de tout, à n'importe quelle heure. Le tout je suis pas toujours d'accord, style les médicaments, mais en voyant le prix d'un docteur ici, on a envie de se mettre à l'automédication, et le n'importe quelle heure je suis encore moins d'accord, mais personne ne semble trop s'inquiéter des conditions de travail des colombiens. Donc bon... Si l'envie me prend (j'en doute) de vouloir manger de la glace, empanadas avec trois bières à 4h du matin un samedi, je peux, il y a le "Correo de la noche" pour m'apporter ça à la maison.
Être française ici, parce qu'après 6 mois quand on te demande "Où est ce que tu as appris l'espagnol" et que tu réponds "Ici", tout le monde te regarde comme si tu étais belle, forte, intelligente, parfaite. Et ça fait du bien...
Les possibilités, parce que je suis française justement, que je fais des études supérieures qui ne me valent pas si cher en France en comparaison à ici, et que si je reviens pour travailler, j'aurais des tonnes d'opportunités parce que je parle français, anglais et espagnol. Parce qu'ici la moyenne d'age des dirigeants politiques, économiques, sociales est de 30 ans, et qu'après 30 ans il reste toute la vie, pour ne plus être élite et être tranquille.
Finalement tout ça, c'est la vision un peu passionnée d'une européenne dans un pays encore en voie de développement, dans lequel couve un conflit interne. Une européenne qui vient d'un pays dit "des droits de l'homme", dont la culture est aimée partout en Colombie. Une personne qui a les moyens de vivre au dessus des moyens de la plupart des gens qui vivent ici.
J'espère quand même ne pas passer à côté de ce que je veux voir ici.
Ooooh promis la prochaine fois je vous montre comment c'est chez moi.
P.S: Les choses à taire: je vis avec un alcoolique et une nymphomane.......................

















































